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Cinéma 1900


Compte rendu des Assises du Réseau Romand Science et Cité, Université de Neuchâtel, 29 et 30 janvier 2009

Science & Cité public

Durant deux jours, les assises ont rassemblé chercheurs, muséologues, acteurs politiques, scientifiques, sociologues et autres intéressés par le dialogue sciences-société autour du sujet “exposer des idées, questionner des savoirs”. Au fil des 8 conférences plénières et 8 ateliers, les participants ont pu voyager dans une multiplicité de points de vue, se frayer un chemin dans les approches diverses, s’enrichir finalement des expériences des autres domaines. Ainsi en est-il, en tous les cas, de la soussignée. C’est donc un compte-rendu partial, honteusement lacunaire et joyeusement adapté aux intérêts particuliers d’une institution, que vous pouvez lire ici.

Il a été question du dialogue entre les scientifiques et le public, bien évidemment, mais également des diverses missions patrimoniales ou informationnelles représentées par une audience composite. Représentants de musées, de la recherche et de médias s’alliaient donc dans le projet d’analyser et d’améliorer la transmission de la culture scientifique, entendue dans sa globalité (sciences de la nature et sciences humaines). Vaste perspective.

Science & Cité François Mairesse

Après l’étude de la popularité des sciences auprès du grand public par Daniel Boy (Centre de recherches politiques de Sciences Po, Paris) et un retour sur le musée dans la période de la Révolution Française par André Desvallées (F), François Mairesse (directeur du Musée royal de Mariemont, B) a revisité les quarante dernières années des musées en prenant pour point de départ une réflexion étonnamment “visionnaire” de l’artiste Marcel Broodthaers, créateur du Musée d’art moderne, département des aigles (1968-1972), institution fictive et terrain expérimental fécond.

Un premier atelier intitulé “Virtualités: musées virtuels et présence muséale sur Internet” a permis deux choses:
Premièrement, on constate à quel point Internet est toujours et encore capable d’enflammer le débat entre acteurs du patrimoines (qu’ils soient pour le “tout en ligne” ou fermement accrochés à une divulgation confidentielle de l’original). Il y a, à ce sujet, une compréhension réellement difficile de l’outil et de la diversité des institutions qui l’utilisent. Presque un relent émotionnel qui grippe la communication. Les fonctionnalités du web paraissent souvent mal comprises, les risques diabolisés. Cela dit – et c’est mon deuxièmement – l’atelier a offert un panorama très vaste des bouleversements récents, offert quelques pistes des réflexions, afin d’adapter au mieux l’outil aux besoins de l’utilisateur.

La seconde journée s’est ouverte sur une conférence plénière passionnante de Roland Schaer (Cité des Sciences et de l’Industrie, Paris) sur la notion de responsabilité dans la culture scientifique. L’occasion pour lui de revisiter les théories d’autres chercheurs et de localiser cette responsabilité entre le savoir “technique” et le savoir “d’anticipation” et de dégager de réelles pistes pour l’organisation de grands débats publiques. Soudain, la pause café a résonné de questionnements multiples sur la confrontation des partis dans les grands débats. Est-il possible de faire dialoguer évolutionnistes et créationnistes? Un débat publique sur la question des nanotechnologies ou des OGM est-il efficacement programmable? Quelles sont les modalités de ce dialogue? Qu’en est-il du risque de voir les champs de forces se muer en voies parallèles? Etc.

Science & Cité atelier Politics of Display

L’atelier “Politics of display, display of politics” était initié par deux interventions:
Exhibition experiments: publics, politics and scientific controversy, par Sharon Macdonald (Département d’Anthropologie sociale, Université de Manchester, UK) et Making things meaningful par Francesco Panese (Fondation Claude Verdan, Lausanne). Les deux points de vue ont amené la discussion sur un personnage insolite: le visiteur idéal. Il peut émerger, tel un portrait robot, des statistiques d’un musée, sortir, comme un génie de sa lampe, de la conversation entre conservateurs et scénographes lors de la conception d’une exposition, ou encore rester à jamais un oeil fantasmé, contrarié par la réalité du public de ce même musée. La discussion passionnante s’est poursuivie sur les attentes des visiteurs quand au contenu scientifique d’une institution, a mentionné les études qui démontrent la grande confiance du public dans les musées, et a posé la question d’une coprésence qui a parfois pu grincer: l’exposition temporaire créée pour susciter le débat au sein d’une exposition permanente classique, où le savoir s’énonce linéairement. En effet, il est difficile de changer de dialogue au sein d’une même institution et de passer de l’explication scientifique au questionnement sur un thème, qu’il soit controversé, actuel, éthique, ou même expérimental.

Finalement, l’”espace du possible”, entamé par le discours de Helvetus 4, roi de Suisse, et poursuivi par les conférences De l’utilité de l’erreur en science par Girolamo Ramunni (Conservatoire national des arts et métiers, Paris), De la censure relative à la censure absolue par Michel Thévoz (historien de l’art, ancien directeur de la Collection de l’Art brut, Lausanne) et Qu’est-ce qui est (encore) tabou dans l’art? par Bernard Fibicher (directeur du Musée cantonal des Beaux-Arts, Lausanne), a ramené la discussion progressivement sur la multiplicité des savoirs et questionnements présents au musée.

Science & Cité team plonk & replonk

Alors, réunir dans un même dialogue chercheurs en biochimie et historiens de l’art, un projet trop ambitieux? Il y avait à l’Université de Neuchâtel a priori trop de points de vue à concilier, mais le colloque aura fait s’entrechoquer les avis pour montrer que toute science est susceptible de rencontrer tout public. La question du propos à employer est certes un art délicat. Échanger, l’espace de deux jours de travail, n’a pu être que fécond et prometteur.


Le dernier jour de notre calendrier de l’avent est arrivé, et avec lui les fêtes de Noël.

Comme suggéré dans un commentaire, il s’agit d’une fenêtre à deux battants: l’une diurne, l’autre nocturne.

Ces deux images sont utilisées dans le Mégalethoscope de Merleau-Ponty et vous trouverez sous ce lien une image de la machine en question.

Je ne vous donne pas ici de détails sur cet objet précieux du musée (qui a fait l’objet d’une publication du musée et d’un projet Memoriav), mais vous signale que j’ai glissé une erreur monumentale dans ce texte. C’est l’énigme (très difficile) de ce jour et la clôture du calendrier de l’avent: Le Grand Concours du Compactus (GCC 2008).

Trouvez-la et vous remportez deux entrées gratuites pour le musée, ainsi que ma parfaite considération.

Joyeux Noël à vous et bonnes vacances!

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23 décembre

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Officier de la gendarmerie vaudoise qui tient une “pelle à neige” pour photos éclairées au magnésium. La police routière s’est servie de cet équipement pour éclairer les scènes nocturnes d’accidents. Voir par exemple cette magnifique image d’Arnold Odermatt prise en 1965.

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22 décembre

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Il y a des appareils qui doivent marcher beaucoup moins bien pour expliquer beaucoup mieux. Ce Canon AE-1 (reflex) coupé en deux, de 1976, était un appareil de démonstration de l’entreprise.

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21 décembre

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Donc, dans la grande famille de l’iconographie du photographe, Mesdames et Messieurs, la vache photographe!
Ne ratez pas le grand concours du compactus, qui sera mis en ligne le 24 décembre (dernier jour à deux battants du calendrier coïncidant avec une fête religieuse). Un prix prestigieux à la clef!

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20 décembre

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Pour les fans d’histoire technique et romanesque de la photographie, un appareil espion en forme de briquet (Suzuki, modèle Camera Lite, env. 1954). Parce que les anciens James Bond ne fumaient pas uniquement pour causes d’élégance et de glamour. Non. Ils prenaient des photos.

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19 décembre

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Aujourd’hui, un daguerréotype signé Vaillat, réalisé en 1851, et récemment entré dans les collections.
(en voir d’autres ici et ici)

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18 décembre

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Cette caméra Sony CV-2100 ACE (noir/blanc sur bande), date d’environ 1966. Elle a été utilisée assez massivement par les école de langues, notamment et correspond à l’une des premières vagues d’utilisation non “institutionnelle” d’une technologie que l’on pourrait qualifier de “signal non-argentique”. Alors que nous étudions les débuts de l’”ère numérique”, cet objet nous ramène à une première phase de changement du signal.

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17 décembre

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Cette boîte d’optique (ENGELBRECHT, env. 1750) est une récente acquisition et provient de la collection Thomas Ganz. Pour admirer la crucifixion (ici) et autres scènes ou paysages dans une enfilade de découpages colorés, décors successifs…

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