Dispositifs de vision et d’audition: colloque international à l’UNIL

22Mai08

colloque Dispositifs UNILLa Section d’histoire et esthétique du cinéma de l’UNIL organise, du 29 au 31 mai, un colloque international nommé Dispositifs de vision et d’audition. Epistémologie et bilan.

colloque Dispositifs UNIL affiche

En voici la présentation et le programme, sachant que toutes les informations utiles sont disponibles sur le lien ci-dessus :)

PRESENTATION

Depuis les années 1970, les historiens et les épistémologues ont redonné sa place à la notion de dispositif dans leurs investigations concernant le cinéma « des premiers temps » et l’ensemble des spectacles visuels du XIXe siècle comme des conjonctures ultérieures de l’histoire des images et des sons reproduits. Aux plans de la production comme de la réception, la machine (sa technologie), son lieu et la place assignée au spectateur /auditeur forment ainsi une structure ternaire, un schème qui a permis de reformuler l’approche du cinéma en l’élargissant à la photographie, aux jouets optiques, aux techniques d’observation scientifique, aux techniques de diffusion ou reproduction du son mais aussi bien à la littérature et aux discours explicatifs ou prescriptifs de ces médiums voire à la philosophie (Bergson) et aux sciences du psychisme.
Cette nouvelle configuration de savoirs et de pratiques redéfinit l’objet « cinéma ». Plusieurs colloques et études sont venus amorcer ce nouveau balisage de notre champ.
Le temps nous paraît donc venu de réfléchir à cette conjoncture et d’en tirer un certain nombre de conséquences théoriques et historiques.

Le mot dispositif connaît depuis plusieurs décennies une faveur croissante : venu du juridique (dispositio) il a gagné l’univers de la machine dans les années 1870 et est devenu indispensable au discours des techniques et de la technologie (lien de la machine et de son utilisateur), il migre à la fin du XIXe siècle dans le champ des sciences humaines en raison de la prégnance du paradigme machinique qui domine alors la société industrielle – dans les protocoles expérimentaux du physiologiste comme du psychiatre -, il connaît assez tôt un usage en littérature (Valéry parlant de Mallarmé, Appollinaire sur le collage cubiste) avant de gagner aujourd’hui le discours des artistes et leurs commentateurs (en particulier à propos des « installations »). L’Encyclopedia Universalis sur CD-rom compte quelques 1360 occurrences du termes dans des domaines aussi différents que les sous-marins, la photographie, la cinématique, etc.
Le cinéma, art machinique par excellence n’en avait pourtant guère fait usage avant que le mot lui vienne dans les années 1970 via l’approche psychanalytique qui réintégrait le spectateur dans le fonctionnement de la machine-cinéma (J-L.Baudry).

JEUDI 29 MAI

Présidente de séance : Maria Tortajada
09h30 Ouverture du colloque

09h45 François Albera, Université de Lausanne: « Des dispositifs »

10h45 Michel Frizot, EHESS: «Qu’est-ce qu’un dispositif (photographie et pré-cinéma) ?»

12h00 – repas –

Président de séance : François Albera
14h15 André Gaudreault, Université de Montréal: « De certaines limites de la définition du dispositif « cinéma » »

15h15 Laurent Guido, Université de Lausanne: « De la scène à l’écran : modalités théoriques d’un rapport entre deux dispositifs »

16h15 – pause –

16h30 Patrick Désile, CNRS : « Dispositifs, dispositif, vertige »

18h30 Cinémathèque suisse : Europa 2005 suivi de Quei loro incontri de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet –

VENDREDI 30 MAI

Président de séance : Olivier Lugon
09h30 Session Télévision et dispositifs : présentation par Mireille Berton et Anne-Katrin Weber, Université de Lausanne

09h45 Gilles Delavaud, Université Paris 8 : « Le dispositif télévision ».

10h45 -pause –

11h00 Lynn Spigel, Université de Northwestern: « Designing Television City: Architecture and the TV Experience in Mid-Century America »

12.00 – repas-

Président de séance : Laurent Guido
14h15 Alain Boillat, Université de Lausanne : « Les technologies de la télécommunication en tant que dispositifs. Croisements et divergences entre les cadres d’usage de la télégraphie/phonie et la série des machines à représentation audiovisuelle »

15h15 Christophe Wall Romana, Université de Minnesota : « Du Cinéma imaginaire au dispositif poétique : contingence et plasticité »

16h00 – pause –

16h15 Philippe Ortel, Université de Toulouse II-Le Mirail : « La projection de soi. Le modèle cinématographique dans la littérature au tournant du XXe siècle »

SAMEDI 31 MAI

Président de séance : André Gaudreault
09h15 Viva Paci, Université de Montréal et McGill University : « Archéologie et spectacle : vieux dispositifs et nouveaux objets pour spectateurs étonnés de passage au musée »

10h15 Thomas Elsaesser, Université d’Amsterdam : « Knowing and Being in the Cinema: Between Infinity and Ubiquity »

11h00 – pause –

11h30 Maria Tortajada, Université de Lausanne : « Le dispositif n’existe pas ! »

12h30 Conclusion

Le colloque est organisé par François Albera et Maria Tortajada.

Ont participé à sa réalisation: Mathilde Babel, Mireille Berton, Claus Manuel Gunti, Raphaël Oesterlé, Marthe Porret Steingruber, Anne-Katrin Weber.

Le colloque est soutenu par la Faculté des Lettres de l’Université de Lausanne et le Réseau Cinéma CH.

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