CFC de photographe: l’avis du musée

12Juin08

Je vous signale que la réponse du Musée suisse de l’appareil photographique à la consultation ouverte sur le projet de brevet fédéral de photo designer est disponible en français et en allemand sur ce blog. Si vous souhaitez consulter ce texte de Jean-Marc Yersin, cliquez sur la page « CFC français » ou « CFC deutsch » ci-dessus.

Pour de plus amples informations sur les (més)aventures du CFC de photographe, vous pouvez consulter le site des Photographes Professionnels Suisses , ou encore le résumé qu’en avait fait Beat Brüsch sur son blog Mots d’images en novembre dernier.

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2 Responses to “CFC de photographe: l’avis du musée”

  1. Bonjour,

    permettez-moi d’éxprimer à ce sujet la position de l’association faitière PpS-CH, qui est aussi celle du vfg et de la commission de formation PpS-CH / vfg:

    De notre point de vue l’hypothèse de maintenir le CFC comme formation préalable à une « formation supérieure » n’est pas envisageable. Elle est en effet en contradiction avec notre mandat de réformer la formation de photographe éxistante, donc le CFC, et c’est justement ce type de formation qui est obsolète et ne peut donc pas être maintenu ni comme formation complète ni comme formation de base.

    Je suis personnellement navré que la solution proposée par notre réforme ne soit pas fonctionnelle aux structures de formation en Romandie ni aux soucis socio-politiques, voir même idéologiques, des adversaires de cette réforme, mais ces aspects ne sont pas, il faut le préciser, de compétence de nostre association. Notre devoir est celui d’assurer une formation adaptée à la réalité du marché et de la proféssion, notamment dans le domaine de la photographie de studio et publicitaire et nous restons convaincus que la solution proposée par la réforme SBf/vfg corréspond parfaitement à ces besoins.

    De notre part nous attendons donc que la question soit décidée, comme cela parait inévitable, par le Tribunal administratif Fédéral; je tiens toutefois à préciser que dans le cas ou’ le CFC serait maintenu par sentence du TAF, il faudra de toute facon par la suite considérer que cette formation et le règlement qui l’accompagne devront être radicalement actualisés / reformulés et ceci évidemment sans le soutien de l’association faitière PpS-CH et du vfg.

    Concernant la fracture entre l’association faitière et PpS Région romande elle est en premier lieu le résultat de la politique inacceptable de cette section à l’égard de l’association faitière, qui s’est aggravée avec la pétition contre le CFC et la corréspondance à l’adresse de Mme Leuthard traitant les initiateurs de la réforme d’amateurisme et d’incompétence (parmi d’autres choses). Ce sont des actions qui malheureusement ne peuvent pas rester sans conséquences, et ceci à long terme.

    Mais ce clivage est aussi la conséquence naturelle et inévitable d’une conception différente de la proféssion, plus « égalitaire » en Romandie et plus orientée vers une sélection des membres (sur la base de paramêtres de qualité et de type de photographie pratiquée – pub, photodesign, photographie technique) en Suisse alémanique et au Tessin et d’autant plus chez le vfg qui est déclarément une association de qualité sur l’exemple de l’association des photodesigners allemands BFF http://www.bff.de .

    Pour en revenir au point du CFC, je ne peux que repéter que le maintien du CFC n’est envisagé ni par les SBf ni par le vfg pour les raisons que nous avons expliqué dans l’argumentaire qui a eté distribué à la presse et qui est publié aussi sur le site http://www.fotodesign.ch .

    Le choix de supprimer le CFC est le résultat d’une sérieuse et longue analyse du marché et d’identification de la solution la plus adaptée à la nécessité de requalifier notre proféssion. Nous estimons en outre que la « formation de base » peut de toute facon être assurée par d’autres formations et en outre, il n’est pas strictement nécessaire de posséder un CFC pour accéder à la formation de photodesigner, ni une matu. Dans cette optique, nous estimons que le CFC n’a plus aucun sense, sauf peut-être celui de permettre des financiements publics et de faire fonctionner les structures qui se basent sur ces derniers.

    La formation de photodesign démarre cet eté à Zurich, et concernant sa couverture à l’échelle nationale, ce problème ne se pose pas, car nous n’avons pas la nécessité ni l’intention de mettre en place le nouveau système dans toutes les régions, bien au contraire, vu que la capacité du marché d’absorber des nouveaux opérateurs du secteur est toujours plus limitée. Notre but est aussi celui de former moins de personnes qu’au passé, et de facto presque exclusivement pour le marché « haut de gamme », car tout connaisseur du marché sait très bien que la photographie généraliste, non spécialisée, de « consommation immédiate » etc. sera de plus en plus assurée par les marchands photo, les « amateurs engagés » et n’importe quel possésseur d’un petit format numérique.

    Meilleures salutations,

    roberto raineri-seith, président PpS-CH

  2. 2 pilier de baryte

    Dans ce qui apparaît comme une guerre sans merci, il est préférable d’avancer masqué…
    Je trouve que l’excellent président a parfaitement raison : moins il y aura de photographes formés en Suisse, plus il y aura de places pour les photographes européens.



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